La fille qui n’aimait pas les fins

Ecrit par Yaël Hassan et Matt7ieu Radenac,

Publié aux éditions Syros, collection Tempo – Août 2013,

Poche, 213 pages – 6€50.

Petit livre jeunesse d’environ 200 pages, La fille qui n’aimait pas les fins surprend par sa richesse et son intelligence. Destinés aux enfants à partir de 10 ans, cette perle d’émotions est à offrir sans hésitation.

Le récit s’ouvre sur Maya, une jeune fille amoureuse des livres que sa maman inscrit à la bibliothèque faute de ne pouvoir lui acheter autant d’ouvrages qu’elle le désire. Les pages se tournent très rapidement tant l’adolescente est attachante : aucun doute que beaucoup d’enfants s’identifieront avec facilité à cette gamine un peu maladroite d’un naturel attendrissant.

La jeune Maya souffre énormément de la perte prématurée de son papa, mortellement blessé par un automobiliste – la solitude lui pèse, et elle s’enferme toujours plus dans ses livres. La rencontre d’un vieux monsieur excentrique au cœur des rayonnages de la bibliothèque va apporter un souffle nouveau sur son quotidien. Le vieillard répond avec sagesse à ses interrogations et l’aide à progresser sur le chemin de la vie – notre jeune héroïne découvre alors, grâce à son ami, le bonheur de laisse courir sa plume sur un journal intime, ainsi que le plaisir d’apprendre des mots nouveaux, parfois rigolos, et de les noter précieusement dans son petit carnet. Alors que son écriture gagne en dynamisme au fil des pages, la jeune fille retrouve progressivement le sourire et la joie de vivre s’installe de nouveau dans son cœur. 

Roman polyphonique très agréable à lire, ce petit plaisir littéraire offre aux jeunes lecteurs des pistes de réflexion et de compréhension du monde très pertinentes. Ainsi sont abordés avec subtilité et émotion différents thèmes tels que l’amitié, la solitude, le deuil, l’amour naissant, et surtout l’impact de nos choix sur notre avenir ainsi que celui de nos proches. En seulement 200 pages, ce format « poche » apporte également des réponses sensées à des questionnements parfois complexes à propos de la littérature : que signifie la fin d’un roman ? Que deviennent les personnages lorsque la dernière page du livre est tournée ? Comment un écrivain décide-t-il de la fin qu’il souhaite offrir à ces êtres de papiers ? Et surtout, la vie est-elle un roman ?

Un court roman maîtrisé par une bonne plume, qui s’adresse à la jeunesse avec douceur et maturité.

« -Est-ce que tu étais sévère avec Papa ?
-Oui, un peu. Disons, pas sévère mais exigeant. Trop exigeant. Tu vois, Maya, tu liras comment les choses se sont passées de mon point de vue. Mon plus grand tort, dans cette histoire, est de ne pas avoir eu le courage d’aller chercher mon fils et de le ramener à la maison par la peau du cou. Je dis toujours que les mots écrits sont mille fois plus puissants que les mot parlées. Je lui ai écrit et encore écrit. Mais mes mots n’ont servi à rien. Mon plus beau rêve aurait été en tout cas de pouvoir réécrire cette fin là… »

 

Je remercie sincèrement les éditions Syros pour la confiance dont elles m’honorent, ainsi que pour cette jolie découverte.

 

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Yaël Hassan et Matt7ieu Radenac présentant cet ouvrage.

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